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Rouguo SHI
Exposition au musée d'art oriental de Biarritz
du 10 mars 2007 au 8 avril 2007
http://www.museeasiatica.com/
Le peintre chinois qui nous avait tant émerveillé lors de
l'exposition Chine-Chinoiseries au château de Maisons expose
ses œuvres récentes au superbe musée d'art oriental de Biarritz. Il a
souhaité que soient présentés des éventails, lui-même
en ayant réalisé quelques exemplaires récemment. C'est donc au pied levé
qu'avec Michel Maignan nous avons procédé à l'accrochage.

LES VITRINES D'EVENTAILS

Haut/gauche : La couronne de
l’amour
Eventail brisé double face en ivoire
repercé à décor de rinceaux fleuris. Au centre est ménagé un cartel doré
où s’inscrivent deux amours couronnant de laurier un cœur enflammé. Le
tout est surmonté par un dais. Un élégant paysage à la barrière avec un
arbre en fleurs d’où s’envole un oiseau orne la gorge.
Les panaches à tête protégés par une plaquette d’ivoire sont gravés d’un
buste de guerrier antique, d’une fleur à cinq pétales et peints de
fleurettes.
8 pouces, 0,217 cm
France, vers 1680
Référence : Christl Kammerl, Der Fächer, n° 11
Bas/gauche : Cœur pris dans
des lacs d’amour
Eventail brisé et partiellement repercé et
peint. Au centre est un cartel organisé autour de quatre cœurs enflammés.
Une longue banderole portant des devises amoureuses, des chiens de la
fidélité, des fleurs et des attributs de l’amour, deux chinois sous des
ombrelles servent de tenants. Une chinoiserie orne la gorge.
Les panaches, la tête protégée pour chacun d’eux par une plaquette
d’écaille, sont gravés d’un quartefeuille et d’un vase de fleurs. Le
revers est une reprise de la face, mais simplifiée en camaïeu. Le
phylactère (*) est muet.
8 pouces, 0,217 m
France, vers 1670
Haut/droit : Le vol des phénix
Eventail brisé double face en ivoire
repercé d’étoiles à six branches et peint dans les « cinq couleurs »
(Wucai), de deux phénix volant entre des nuages autour d’une fleur de
pivoine.
Les battoirs des panaches à décor de couples de carpes et de nœuds sans
fin.
7,5 pouces, 0,20 m
Chine, fin de l’époque Ming, début de l’époque Qing, vers 1650, règne de
l’Empereur Schunzi (1644-61)
Référence : Michel Maignan, l’éventail à tous vents, cas n°2
Bas/droit : Phénix
et fleurs
Eventail brisé double face en ivoire de
quartefeuilles (*). Neuf cartels y sont réservés, le principal orné de
deux phénix affrontés de part et d’autre d’une fleur de pivoine. Les
autres sont ornés de fleurs et d’attributs du lettré. Deux rangs de
sapèques (*) circonscrivent la partie supérieure ornée. La gorge (*) est
décorée d’un petit paysage lacustre entre deux rangées de chevrons.
Les panaches (*) sont chacun sculptés d’un dragon, de carrés ponctués et
d’une rocaille.
Rivure (*) originale en kamékané (œil de crabe)
7 pouces 0,19 m
Chine, début du 18ème siècle, règne de l’Empereur Kang’xi
Référence : Michel Maignan, OGI UCHIWA,

haut/gauche :
Dans le jardin du lettré
Eventail, la feuille européenne en papier
partiellement découpée à l’emporte pièce. Elle est peinte d’un philosophe
chinois portant un rameau sur son épaule droite devant un guéridon
supportant un vase, près d’un étrange filet et non loin d’un arbre brisé et
dénudé. Sont également figurées, d’une manière scientifique, une pêche et un
citron digité dit « main de Bouddha ».
Monture chinoise en nacre gravée à l’échoppe d’un paysage de bord de mer,
les brins à têtes d’ivoire.
Les panaches à montage riveté sont à décor en très léger relief de maisons
sous des pins, de personnages (jeune vierge ?) jouant avec un éventail, et
de branchages fleuris. Les têtes d’ivoire sont protégées par une plaquette
d’écaille.
10,5 pouces, 0,284 m
Chine, pour l’exportation, vers 1740
Référence : Christl Kammerl, Der Fächer, n°27
bas/gauche : La promenade des fleurs
Eventail, la feuille en papier imprimée en
taille douce de scènes chinoises, puis coloriées à la main. Au premier plan,
deux femmes dans une barque promènent précautionneusement un grand vase de
pivoines. Sur la rive, un pêcheur extraordinairement moustachu, plie son
filet. Des chinois de fantaisie se livrent à des occupations diverses dans
des jardins où se dressent des pagodes surmontées de croix. Dans le
lointain, un cerf est forcé par deux chiens. Un chinois, armé d’un épieu,
court derrière.
Monture en ivoire uni et découpé.
Grande Bretagne, vers 1735
Longueur : 9 pouces, 0,243 m
Haut/droit : La
jonque
Eventail plié, la feuille en papier peint à
la gouache d’une jonque entourée de barques.
Décor dans le style de l’école de Tosa.
Revers, oiseaux autour d’un buisson de fleurs peint dans le style Imari tel
qu’il était interprété à Delft. Monture en ivoire partiellement repercé et
piqué d’argent avec des applications de plaquettes de nacre gravée.
9 ¾ pouces, 0,26 m
Pays-Bas 1700
Michel Maignan, Ogi et Uchiwa, n° 24
Christl Kammerl, Der Fächer, n° 13

De
haut en bas :
Chinoiseries dorées
Eventail, la feuille en papier peinte à la
gouache où trois chinois de fantaisie, habillés et chapeautés d’or, chantent
et jouent de la musique près d’un pot d’or où pousse un rosier rendu au
naturel.
Revers, un philosophe chinois médite debout sur une île.
Monture squelette en ivoire repercé, sculpté, doré et partiellement laqué, à
décor de chinois sur la gorge et les panaches.
France, vers 1780
10 ½ pouces, 0,284 m
Les distractions musicales de l’Empereur de Chine
Eventail, la feuille en papier peint à la
gouache de la synthèse de deux des compositions de 1740 de François Boucher
conservées au Musée de Besançon. Cette feuille du XVIIIème siècle
fut agrandie vers 1835 pour recevoir des ajoutes et permettre son montage
sur une monture en bois laqué noir et doré dont les panaches ont la tête
protégée par une plaquette d’ivoire.
La feuille vers 1740. La monture, les ajoutes et le dos vers 1830-40.
11 pouces, 0,297 m
Les européens sinisés
Eventail, la feuille en papier bruni peinte,
dans un large cartel, d’une scène galante européenne traitée à la chinoise.
Le reste de la feuille est peinte de fleurs des Indes.
Au revers, paysage insulaire animé.
Monture en ivoire repercé et doré, à décor de trois cartels dont le
principal est historié de deux chinoises et d’un enfant jouant avec un
papillon.
A conservé sa rivure originale.
Travail chinois pour le marché occidental de la fin du XVIIIème
siècle.
10 ½ pouces, 0,284 m

gauche :
Plan de Canton
Eventail, la feuille en papier imprimé d’un plan chinois de la ville de
Canton.
Monture en bambou à quatorze brins, les panaches laqués rouge et peints de
petits personnages chinois.
Chine, denier quart du XIXème siècle.
11 1/4 pouces, 0,30 m
NB : Les cartes et les plans chinois dont la possession par des particuliers
étaient interdites à l’époque impériale sont de la plus grande rareté, et
jusqu’à nos jours, les chinois éprouvent une extrême difficulté à lire une
carte.
Exemplaire similaire dans l’ouvrage de John Neville Irons « Fans of Imperial
China »
droite : Le lac de l’ouest de Hongzhou
Eventail topographique, la feuille de papier,
peint à l’encre, du lac de Hongzhou et des monuments de ses berges. Une
ligne télégraphique court le long d’une route qui longe un des côtés du lac.
Au revers, très long texte en deux types de calligraphie alternée expliquant
d’une manière poétique la signification des monuments.
Monture en bambou.
Chine, fin du 19ème siècle
11,5 pouces, 0,311 m
NB : Un éventail similaire, mais plus petit, vraisemblablement sur papier
doré et avec une monture qui semble d’ivoire est publié dans Neville John
Irons « Fans of Imperial China », N° 42, p. 142. Il l’attribue à Shu Liau
Shi

Haut
: Calligraphie
Eventail de lettré, la feuille en papier doré
entièrement décoré d’une calligraphie en quatorze colonnes terminée en deux
sceaux, évoquant la contemplation des nuages dont
les formes laissent imaginer des grues et des dragons.
Monture squelette en ivoire à quatorze brins. Les battoirs des panaches
sculptés de branches de camélia.
Chine, fin du règne de Qianlong, début du règne de Jiaquing, 1785-1805
11 pouces, 0,297 m

Créations contemporaines du Maître Shi.
Quelques exemplaires sont disponibles à la Galerie Lucie Saboudjian

Nous avons sacrifié au rite du thé de façon régulière tout au long de ces 2
jours de préparation d'exposition.
Merci au Maître pour cet aimable réconfort.
Quelques images du vernissage

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