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RÉFÉRENCE : EPC0071

PANACHE ROYALISTE

Rare éventail de propagande, la double feuille imprimée illustrant Philippe d'Orléans au moment de son incarcération en 1890
Le 12 février 1890, le « duc d'Orléans » est finalement jugé et condamné à une peine de deux ans d'incarcération pour être revenu dans son pays malgré la loi d'exil. Il est donc conduit à la prison de Clairvaux le 25 février, mais il y reçoit un traitement spécial. L'administration lui fournit en effet
un logement de deux pièces meublées et un gardien à son service. Il se fait par ailleurs livrer ses repas de l'extérieur et reçoit de nombreuses visites : celles de sa mère, la princesse Marie-Isabelle d'Orléans, mais également celles de diverses jeunes femmes (comme la danseuse Emilienne d'Alençon
ou la chanteuse Nellie Melba) avec lesquelles il entretient des liaisons. Cependant, après quatre mois de captivité, il est amnistié par le président
de la République Sadi Carnot et reconduit à la frontière le 4 juin1890. De ces événements, le parti royaliste sort quelque-peu renforcé, mais pas assez pour faire véritablement trembler la IIIème République. Quant au « duc d'Orléans », il ne revoit plus jamais la France, après cet événement.
Bibliographie : Florence Bruyant, Madeleine Fialek    Les éventails au Prince et à la Princesse, in Revue du Cercle de l’éventail N°1 (1993).

 

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