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10 ANS D' ACQUISITIONS DU CERCLE DE L' ÉVENTAIL
Exposition au musée Galliera
Samedi 10 mai 2003

Dans l’épopée du Cercle de l’Eventail, apparaît à l’origine de sa création le « club des 7 ». Si ce projet était déjà bien ancré dans l’esprit
de Michel Maignan, je ne l’ai envisagé qu’après de longs mois de préparation, en sa compagnie, de l’exposition  Eventails, miroir de la Belle Epoque 
qui connut en 1985 un beau succès. Madeleine Delpierre, éternel précurseur, aimait cet objet et le connaissait bien. Elle avait organisé, en 1973 
au Musée Carnavalet, l’exposition Eventails, Actualités – Vie parisienne. Elle écouta avec bienveillance cette proposition, 
pour y répondre ensuite favorablement. Elle devint ainsi notre première Vice-présidente. Elle offrit à la jeune association
son appui éclairé, renforcé par la présence de l’un des derniers grands éventaillistes de l’Oise, Hervé Hoguet, 
qui nous fit l’honneur d’accepter la présidence, secondé par sa fille Anne Hoguet dont on connaît la détermination dans la création,
comme maître-éventailliste du musée de l’Eventail à Paris. Henriette Massieux, collectionneuse de talent aux intuitions étonnantes, prit
en main la destinée du Cercle, et parcourut « le chemin de Damas »  que représente le quotidien d’une société d’amis de musée; et le
dernier d’entre nous, Gérard Lévy, collectionneur éclairé et antiquaire réputé, apportait sa vision réaliste qui nous permit de surmonter bien
des obstacles. Le nom du Cercle de l’Eventail fut choisi en hommage à notre aîné le Fan Circle International qui avait été créé à Londres en 1975.
Cette exposition sur les acquisitions, effectuées au cours de ses dix premières années d’existence, permet de constater le dynamisme
d’une association qui débute en 1985 avec vingt membres et qui n’en compte en 1995 qu’une soixantaine.
Elle n’offrit pas moins de 106 pièces qui sont venues soutenir la politique d’enrichissement du département des éventails, celui-ci ne comptait
en 1980 que 200 éventails et s'élève aujourd’hui à 1500. Ce long effort de plus de vingt ans devrait faire l’objet d’une prochaine publication.

Avec l’appui de tous nos membres et de leurs relations, le Cercle peut acquérir des pièces auprès d’antiquaires, de galeries, de salons,
de particuliers, mais aussi au cours de ventes aux enchères ou de saisies en douane lorsque cette procédure était encore en vigueur.
La sélection des pièces exposées se fit suivant cinq axes. Les œuvres d’exception, comme la très belle peinture de Giacomelli pour son éventail 
Les Oiseaux
. Le second choix porte sur des ensembles cohérents tels les éventails en dentelle des années 1920. Une troisième approche visait 
à rassembler une entité, comme l’illustre l’éventail  « Le Passage dangereux », qui fut tout d’abord acquis par l’Association Paris Musées, tandis 
que deux dessins provenant de l’atelier des Donzel purent être achetés, l’un grâce aux efforts conjugués de la Société de l’Histoire du Costume 
et du Cercle de l’Eventail qui sélectionnèrent le dessin préparatoire de l’œuvre, tandis que le second était offert par la galerie Saboudjian.

L’un des buts essentiels que le Cercle s’était fixé, consistait en l’étude de l’éventail. En 1985, Michel Maignan fit un don important
de documents provenant du fonds de Duvelleroy ; il était essentiel de le compléter par d’autres archives de maisons d’éventaillistes,
tel l’album de montures d’éventail, modeste registre des créations d’un fabricant de l’Oise, mais document historique essentiel.

            Le propos d’un musée de mode étant de rendre, de la façon la plus fidèle, le panorama des créations, des éventails plus modestes
furent rassemblés, comme les cadeaux offerts au cours  des cotillons ou les éventails publicitaires de pacotille, reflet des activités de la vie parisienne.

La réalisation de ce catalogue répond à la demande pressante de nos membres qui désiraient mieux connaître les dons qui étaient venus
enrichir la collection du musée et qu'ils ne voyaient qu’épisodiquement au cours de nos réunions bisannuelles à Galliera. Grâce au dynamisme
de Serge Davoudian, qui, avec une énergie qui ne se dément jamais, a su redynamiser dès 1999, la Revue du Cercle de L’Eventail, qui,
malgré les efforts répétés de membres dévoués, n’avait jamais pu sortir de ses balbutiements.

Dans la réalisation de ce catalogue, Serge Davoudian fut notre « Directeur artistique », et je tenais le rôle de « Rédactrice en chef  »,
secondée par Bernadette Bodin « Secrétaire de rédaction » attentive et sévère. Les trois auteurs, cheville ouvrière de ce projet, Henriette Massieux,
 Jacques Lebon et moi-même, réalisèrent les notices. L’enthousiasme est le mot clef de cette exposition consacrée aux membres du Cercle 
de l’Eventail, qui se veut l’expression de l’admiration que nous avons tous au musée Galliera pour cette petite centaine de passionnés, 
de collectionneurs éclairés qui ont si bien œuvrés pour notre musée.

Le Cercle de l’Eventail n’aurait pu connaître une telle longévité sans l’aide protectrice des trois conservateurs successifs du musée Galliera,
Madeleine Delpierre, Guillaume Garnier et Catherine Join-Diéterle qui n’ont jamais cessé de soutenir nos efforts, de nous encourager dans 
les moments les plus délicats avec la bienveillance que l’on accorde plus volontiers aux débutants vacillants, mais enthousiastes et généreux.
 Puissent-ils tous trois recevoir le témoignage de notre profonde reconnaissance.  

 Fabienne FALLUEL
Conservateur
Responsable du Département Accessoires
Vice-présidente du Cercle de l’Eventail  

 

Discours d'introduction de Catherine Join-Diéterle, Conservateur Général, Directeur du Musée Galliera

Accueil des visiteurs et présentation du catalogue (100 pages couleur), disponible auprès du Cercle de l'Eventail (30 Euros)



La joueuse de cymbales
par Jumon, des éventails par Billotey, Ronot-tutin, ...

Eventails de deuil "officiel" XVIII ème siècle et éventails "armure"

Le vol de la Joconde
, un album de montures de 1887, un éventail photographique, un éventail à la gloire des Bourbons

Ecrans panoramiques : "Entrée de S.M. Charles X dans la ville et Paris" (gravures en annexe) et "Ermenonville"


 
Le passage dangereux
(Eventail de la maison Alexandre), avec esquisse et dessin préparatoire

Le foyer du théâtre
(vers 1830), le bal à l'Opéra (Van Garden)
 
"Ein Frülings's Tag" (A.K. Lingner ?)
, les oiseaux (Hector Giacomelli)

Le printemps de Flore
(A.E. Marty), La loge d'avant-scène (Paul Iribe)

En avant-première, Frédérick Gay et Sylvain le Guen ont présenté leurs oeuvres récentes
Ces pièces seront exposées à l'Atelier Hoguet - Musée de l' Eventail, du 12 mai au 30 juillet 2003

Sylvain le Guen et Frédérick Gay



Pour finir, le prototype de l'éventail édité par le Cercle de l'Eventail pour l'exposition
Marlene Dietrich, création d'un mythe
Musée Galliera, 14 juin - 12 octobre 2003
Réalisation : F. Gay & S. le Guen

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