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RÉFÉRENCE : VER0200
(Anne, dite) NINON DE LENCLOS
Beau médaillon peint et émaillé sur cuivre représentant la
sulfureuse Ninon de Lenclos.
Probablement d'après l'émail de Jean Petitot (1607-1691)
Monté en or 18 carat
France, Fin XVIIIème, début XIXème siècle
Dimensions : 3cm x 2,5 cm

Ninon de Lenclos fut sans doute une des femmes les plus belles de son
temps mais ne manquant pas non plus d’esprit. Elle laisse dans le Marais de
nombreuses traces de sa présence représentative de la société du XVIIème
siècle dans le Marais, habitant rue Elzévir, puis au n°36 de la rue des
Tournelles.
D’origine noble, orpheline à 15 ans et héritière d’une immense fortune,
Ninon de Lenclos adopte très tôt les idées épicuriennes de son père, mène
une vie très libre et indépendante. Galante, Ninon de Lenclos eut parmi ses
amants les hommes les plus illustres de son temps comme le mari et le fils
de Madame de Sévigné (Charles de Sévigné emménage ainsi en 1698 au n°56 de
la rue des Tournelles…). Ainsi, madame de Sévigné nous laisse un témoignage
acerbe sur cette personnalité du Marais, alors que même Saint Simon lui
trouva des qualités certaines. Madame de Sévigné écrit ainsi à sa fille la
comtesse de Grignan en mars 1671 : « votre frère entre sous les lois de
Ninon, je doute qu’elles lui soient bonnes. Il y a des esprits à qui elles
ne valent rien : elle avait gâté son père. Il faut le recommender à dieu… »
et en avril 1671 : « mais qu’elle est dangereuse cette Ninon ! Si vous
saviez comme elle dogmatise sur la religion, cela vous ferait horreur ».
Pourtant Ninon de Lenclos sut même inspirer à 79 ans une passion ardente à
un jeune abbé mais seul le chevalier de Villarceaux sut conquérir son coeur.
Menant un train de vie luxueux, elle reçoit les beaux esprits du temps
dans son salon du 36 rue des Tournelles ; femme brillante, elle sut
reconnaître le génie du jeune fils de son notaire lui léguant 2000 francs
pour s’acheter des livres, le futur Voltaire.
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